Les pingouins du bout du monde

Publié le 11 Avril 2013

Mardi 04 Février :

Punta Arenas est situé à 53°10'01"S 70°56'01"O sur la péninsule de Brunskwick, sur la rive continentale du détroit de Magellan et à quelques kilomètres du Cap Horn, le point le plus austral du continent américain. Ca ne vous dit absolument rien ?

Le point B tout là bas au loin, c'est Punta Arenas. C'est fou quand même.

Le point B tout là bas au loin, c'est Punta Arenas. C'est fou quand même.

Du coup, une question s’impose : que faire dans cette ville du bout du monde ? Un musée ? Une visite du centre historique ?

Et bien non, le principal intérêt repose sur sa proximité avec les colonies de manchots : la « pinguinera de la isla de Magdalena » avec pas moins de 150 000 individus, et la « pinguinera  de Seno Otway » avec tout de même 5000 individus. La dernière où nous avons choisi d’aller est accessible en voiture (40 minutes normalement et 1h30 si on se loupe le panneau pour bifurquer, comme ce fut notre cas). Nous arrivons en fin d’après-midi, le moment idéal car c’est l’heure à laquelle les pingouins rentrent de la pêche. Ils sortent alors de l’eau pour aller rejoindre leurs petites familles qui se trouvent plus enfoncées dans les terres. Je ne peux caractériser les pingouins sans utiliser le mot « rigolo ». Ils se déplacent en se déhanchant et suivent à la file indienne un chemin dans les herbes. Il semble que leur vie soit toute tracée…

 

Episode 1: la toilette après la baignade.

Episode 1: la toilette après la baignade.

Episode 2: "et alors les gars, elle était bonne la pêche aujourd'hui ?"

Episode 2: "et alors les gars, elle était bonne la pêche aujourd'hui ?"

Episode 3 - "Et oh, et oh, on rentre du boulot"

Episode 3 - "Et oh, et oh, on rentre du boulot"

Episode 4 - "Et les gaaaaars, vous m'avez oublié !"

Episode 4 - "Et les gaaaaars, vous m'avez oublié !"

Malgré leurs difficultés évidentes pour se déplacer,  ils parcourent de grandes distances et il n’est pas rare de voir dépasser de petites têtes au milieu des hautes herbes. Ils sont présents en Patagonie chilienne de Décembre à Mars (période à laquelle ils se reproduisent), avant de partir sur les côtes brésiliennes. Ils reviennent toujours sur leur lieu de naissance pour couver. Les mâles couvent pendant 20 jours en continu, puis c’est au tour de la femelle pour le même nombre de jours: un exemple de partage des tâches à prendre en compte ?

Bref, le moment est vraiment agréable et j’aime beaucoup l’aménagement du site. En effet, on ne peut observer les pingouins que de loin (à part quand ils s’approchent volontairement), en suivant un petit chemin. Bien sûr, on peut considérer que c’est un manque de liberté pour nous, mais je pense surtout que c’est la préservation de leur tranquillité qui est en jeu. D’ailleurs, ils ne sont pas du tout curieux, et semblent se moquer royalement de notre présence. En même temps, entre la pêche, la préparation de la migration et l’élevage des petits, ils ont d’autres préoccupations que de regarder les touristes (dont je fais partie) qui sont en train de s’égosiller pour attirer leur attention.

Nous partons avec un sentiment particulier, celui d’avoir touché du doigt une réalité bien éloignée de celle qui est la nôtre en France… Ça, c’est le goût de l’inconnu et des premières fois.

Rédigé par Adeline

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