Merveilleux Salar d'Uyuni

Publié le 10 Décembre 2012

Avant de poser les pieds en Bolivie, le Salar d’Uyuni était l’une des rares choses que je connaissais de ce pays. J’avais entendue parler d’un désert de sel qui s’étendait à l’infini, à tel point que l’on pouvait percevoir au loin la courbe de la planète. Je m’imaginais le blanc aveuglant du sel fondant au soleil. En fait, je crois que je m’y voyais déjà parfaitement. Pourtant, malgré toutes mes attentes, je n’ai pas été déçue. Au contraire, ce fut bien plus extraordinaire que tout ce que je pouvais imaginer.

 

Nous sommes partis avec un guide à 8h du matin, avec Jessica, Camille et les deux dentistes. J’étais très impatiente, le nez collé à la fenêtre, prête à apercevoir au loin le fameux Salar. Au cours du trajet, des petits tas de sel commencent à apparaître, et le désert de sable laisse place au désert de sel. Au début, le sel n’est présent qu’en fine pellicule, ce qui nous laisse percevoir de la terre dessous. Et puis le blanc s’intensifie petit à petit, jusqu’à devenir un tout. Je me retourne et je n’aperçois plus le moindre grain de poussière au-loin. Je ne vois que du sel de tous les côtés. Les montagnes alentours semblent être à portée de mains, et pourtant je sais qu’elles se trouvent à des centaines de kilomètres. Il n’y a pas un bruit dans la voiture, sûrement parce que le spectacle impose le silence. Enfin, quelqu’un ose briser le silence pour demander quelle est l’épaisseur de la couche de sel. Je m’imagine que cela doit faire dans les 20 centimètres. Pauvre petite innocente que je suis. En réalité, il y a entre un et huit mètres de sel sous mes pieds, en fonction des endroits. C’est un véritable trésor pour la Bolivie, mais l’exploitation du sel n’est pas effectuée par le pays, sinon par des entreprises étrangères.

Alors que je crois avoir vu le plus beau, je commence à remarquer que le paysage change aux alentours. La blancheur du sel laisse place à une couleur bleue ciel. Et pour cause, le guide nous explique qu’il a plu la nuit avant et que nous avons la chance de voir un miroir grandeur nature. En fait, le bleue que nous apercevons à nos pieds n’est rien d’autre que la couleur du ciel là-haut qui se reflète sur le sol. Il y a même des nuages qui glissent sous nos pieds. Au loin, comme la couleur est sensiblement similaire, tout se confond : le ciel et le sol.

Merveilleux Salar d'Uyuni

Nous avons une chance extraordinaire car le guide nous dit que s’il avait fait une nuit de pluie supplémentaire, nous ne pouvions pas entrer dans le Salar. En effet, ils ont décidé de le fermer en période de pluie depuis quelques années, plus précisément depuis que deux français sont morts dans un accident de voiture, en 2010. On en profite pour essayer de demander au guide comment sont les français comme il ne connaît pas notre nationalité. Il nous répond avec aplomb que nous sommes très radins

D’émerveillement en émerveillement, nous rejoignons « l’île du poisson », surnommée ainsi en raison de sa forme particulière. Nous sommes accueillis par des lamas qui se promènent au milieu des dizaines de cactus géants de l’île.

Merveilleux Salar d'Uyuni

De là-haut, on peut avoir une vue d’ensemble du Salar. J’ai l’impression que les cactus ne semblent pas si piquants que ça, jusqu’à ce que je tombe en moitié sur un en voulant prendre une photo. Je me retrouve avec une dizaine d’épines enfoncés dans mon bras, la scène est assez drôle.

 

Nous repartons bien vite vers le Salar. Le chauffeur roule vite et je n’arrête pas de prendre des photos car j’ai peur de perdre l’instant. Le spectacle est trop beau pour ne pas s’arrêter au milieu de ce paradis terrestre. Camille demande si on peut s’arrêter. Je pense directement à ma famille et à mes amis, en prenant quelques photos pour montrer à quel point je pense à eux.

Merveilleux Salar d'Uyuni

J’ai le sourire jusqu’aux oreilles, je me sens tellement bien ici. L’image ressemble un peu à celle que l’on a des mers tropicales des caraïbes. Sur le retour, nous nous arrêtons dans un hôtel entièrement fait de sel. C’est joli mais je préfère la nature, donc on repart dehors pour faire les fameuses photos avec les effets de premier et second plan. En fait, comme il s’agit d’un désert totalement plat, on apparaît tout petit alors qu’on est à quelques mètres seulement. Lorsque la terre recommence à apparaître, je ressens des sentiments contradictoires. J’ai le cœur serré de quitter cette merveille, et pourtant, je mesure la chance que j’ai eu de venir ici. Et alors que je fixe les derniers tas de sel, je me dis que je peux l’affirmer : je viens de voir la plus belle chose que je n’ai jamais vue de toute ma vie.

Merveilleux Salar d'Uyuni

Rédigé par Adeline

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